Afin de confirmer ce que je pensais savoir de la nature de mon sol, j'ai réalisé un petit test à la portée de tous, dont il est question dans le livre "le jardinier maraîcher" de Jean Martin Fortier.

J'ai donc pris un échantillon de terre du futur jardin bio-intensif que j'ai mis dans un pot à confiture, jusqu'à la moitié, puis j'ai rempli le pot avec de l'eau. Ensuite, j'ai bien secoué le tout de façon à avoir un mélange homogène, et j'ai laissé reposer plusieurs heures.

Ma terre est donc constituée d'un mélange de limon (la moitié inférieure) et d'argile (la moitié supérieure). Pas de sable ni de gravier, pas d'humus dans mon sol. Autant dire qu'il est lourd, et ça, je le savais déjà !

A la surface de l'eau, on peut voir une petite couche de matière en suspension. Il s'agit de résidus organiques.

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L'argile est un atout, car elle est fertile, mais sa forte concentration rend le terrain collant en hiver, difficile à ressuyer au printemps, donc long à se réchauffer. Par temps sec, le sol devient dur. De par ces aspects, c'est un sol difficile à travailler et qu'il faut modifier pour en améliorer la texture. La terre doit être régulièrement aérée, afin de faciliter l'installation des racines, et il est préférable de pailler afin d'éviter un assèchement et le phénomène de batance (terre qui croûte) en cas de pluie. Toutefois, le paillage ne doit pas être effectué trop tôt, afin de laisser le sol se réchauffer par l'action du soleil printanier.

Tous ces phénomènes, je les ai constaté au jardin, et je mets tout en oeuvre pour y remédier, au potager comme au jardin d'ornement. Depuis 6 ans, les apports réguliers de compost ont amélioré la qualité de ma terre. Le travail est bien plus facile qu'au début et j'ai de bons résultats sur les cultures.

Les mêmes mesures seront appliquées au nouveau jardin bio-intensif, à commencer par un apport de fumier composté, que j'ai à ma disposition, dès que la prairie sera labourée.