La saison 2018 au potager est lancée !

Comme chaque année, ça démarre avec les solanacées, au chaud, dans la maison qui va se transformer en pépinière durant quelques semaines.

Je tire les leçons de l'an dernier, en ne semant que la moitié de mes plants aujourd'hui.

En effet, j'avais semé l'intégralité des plants dont j'avais besoin à la mi-février 2017, en pensant que j'allais pouvoir tout mettre en serre à la mi avril, et ainsi gagner en précocité. J'avais donc tout planté vers le 15 avril.

C'était sans compter sur les gelées tardives de la fin de ce mois, toutes les nuits du 18 au 29, avec deux pics, l'un à -6,9° le 20 avril et l'autre à  -6,8° le 26 avril.

Malgré une protection supplémentaire avec un voile d'hivernage sur 3 planches et un tunnel Nantais sur une planche, mes beaux plants de tomates avaient gelé (poivrons et aubergines étaient encore au chaud). J'en avais perdu une bonne partie, et les survivants repartaient de zéro, car leurs tiges avaient cuit, et j'avais dû les couper au ras du sol. Par la suite, j'avais pu faire des boutures provenant des plants rescapés, pour compenser mes pertes. C'était raté pour la précocité !

Bref, cette année, je sème une moitié de mes plants, pour les planter mi avril en serre, en pariant sur un printemps moins rigoureux et en espérant récolter mes premières tomates fin juin.

Puis mi mars, je ferai l'autre moitié de mes semis, pour une plantation en serre à la mi mai. Ainsi, je ne mets pas tous mes oeufs dans le même panier !

Voici donc comment j'ai procédé au semis de mes chers légumes d'été.

J'ai d'abord mis mes graines au réfrigérateur 48 heures avant le semis, afin de simuler l'hiver et favoriser la germination.

Puis j'ai nettoyé le matériel, plaque multicellules, auge, pelle à terreau, étiquettes, au savon de Marseille. Ensuite, j'ai pulvérisé  du vinaigre blanc sur l'ensemble, et j'ai bien rincé et séché.

 

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Je sème mes plants en multicellules pour plusieurs raisons :

- Cela prend moins de place dans la maison les premières semaines.

- Je sème une seule graine par cellule, ce qui évite de déranger les racines au moment du rempotage, et donc le ralentissement de croissance lié au repiquage.

- J'utilise moins de terreau pour semis, plus cher que le terreau ordinaire, mais qui m'évite l'opération de tamisage, et qui est mieux adapté au semis par sa composition.

 

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Après avoir rempli ma plaque multicellules de terreau, je fais un petit trou au centre de chaque cellule avec la pointe d'un crayon, afin que la graine soit bien centrée. J'y dépose une graine, puis je ramène la terre des côtés de la cellule, et je tasse légèrement.

 

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Je place les étiquettes des différentes variétés, et je n'oublie pas de saupoudrer de la poudre de charbon de bois, qui va protéger mes jeunes plants de la fonte des semis. Certaines cellules sont vides. Je les utiliserai pour refaire un semis si des graines ne lèvent pas.

 

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Puis j'arrose au pulvérisateur afin de bien plaquer la terre sur la graine. Par la suite, je ferai un arrosage par trempage, en apportant un peu d'eau dans le fond de l'auge. Le terreau doit être maintenu humide, mais pas détrempé, jusqu'à la levée des graines.

 

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Je dépose mon auge sur le bord d'une fenêtre exposée au sud. L'auge repose en partie sur le radiateur. Les graines vont donc bénéficier d'une chaleur favorable à leur germination (entre 20 et 25°). Je place un morceau de polycarbonate sur l'auge afin de conserver chaleur et humidité jusqu'à la levée. Par la suite, cette plaque sera enlevée.

Après la levée des semis, l'arrosage se fera soit par trempage, soit à l'aide d'un arrosoir à bec fin et long, afin d'éviter de mouiller le feuillage.

Puis viendra le moment du rempotage. A suivre dans un prochain article...