Bientôt l'hiver. Plus grand chose à faire au jardin.

C'est l'occasion de se replonger dans les photos des massifs, et de vous proposer un article dans cette catégorie "au fil des ans".

Aujourd'hui, c'est au tour du massif des graminées d'être raconté.

Je l'ai commencé au printemps 2012. Nous avions auparavant, à cet endroit, planté quelques arbustes dont le rôle serait de nous protéger du vis à vis et des vents dominants. J'avais donc installé à l'automne 2011 un laurier tin, un wegelia, un escalonia et un boule de neige (qui déménagera par la suite). L'hiver les avait mis à rude épreuve, avec -17° toutes les nuits, durant une semaine. Le laurier tin et l'escalonia avaient gelé, et je les avais coupé à ras.

Donc, à l'avant de ces arbustes, j'ai retourné une petite bande de terre arrondie, destinée à accueillir quelques boutures provenant du jardin de ma soeur et de ma mère : des pivoines, un sedum, des géraniums, un oeillet mignardise et des fushias, qui étaient déjà présents et que j'ai déplacé.

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Puis à l'automne, j'ai eu envie de prolonger ce petit massif, tout le long de la façade de la maison, et d'y installer des graminées et des vivaces. Ci dessous, la moitié gauche du massif, avec imperata cylindrica red baron, fétuque glauque, carex comens bronze, euphorbe et des petits buis, achetés au stade de boutures, et qui avaient passé une année en pot.

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Vue depuis l'autre côté.

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Ci dessous, la moitié droite du massif. Une lavande était déjà présente, à laquelle se sont ajoutés lamiers roses, carex comens bronze, euphorbes, fétuques glauques, buis, et des penisetum, qui n'ont pas survécu à leur premier hiver.

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Printemps 2013. Les plantes grandissent bien vite.

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Eté 2013. Les graminées prennent leur place. Les impératas sont moins pressés.

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Automne 2013, ma saison préférée pour ce massif.

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Printemps 2014. Les plants ont pris du volume.

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Les euphorbes illuminent le massif. Les petits buis commencent à s'arrondir. J'ai planté des petites plantes grasses entre les pivoines.

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Fin d'été 2014, les impératas se sont installés.

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Printemps 2015.

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Eté 2015. Les fétuques glauques sont moins belles, je vais devoir les diviser au printemps prochain. Les boules de buis sont bien formées. Elles ont presque atteint le diamètre que je me suis fixé. Des sédums tapissants ont été ajoutés de ci de là. C'est le massif qui a le mieux supporté la sécheresse de cet été.

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Un stipa a pris la place, l'an dernier, des pénisetums disparus.

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Le massif est élargi, pour accueillir de nouveaux sédums spectabiles. Un à feuillage panaché, un à feuillage pourpre, ainsi que des sédums tapissants. Des petites plantes grasses, que j'avais installé entre les pivoines, ont été bouturées dans les espaces libres.

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Automne 2015, toujours aussi flamboyant !

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Les impératas sont moins beaux que les années précédentes. Ils ont souffert de la sécheresse. Mais ils se sont propagés, et j'en prélève régulièrement des boutures.

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EDITO, SUITE A MON ARTICLE DE SEPTEMBRE 2017

Le massif des graminées à évolué au fil des années.

Comme son nom l'indique, il était, au départ, composé de graminées et de quelques plantes variées comme du lamier, un géranium vivace, des euphorbes, des sédums.

Certaines graminées ont dépéri au fil du temps : fétuques glauques, penisetum, carex comens bronze, je les ai supprimées progressivement. Seuls les impérata cylindrica red baron et les stippas ont perduré.

J'ai décidé de remplacer les graminées disparues par des succulentes, bien plus résistantes à cet endroit, exposé sud-est, contre un mur, dans un sol vite desséché.

J'ai récemment supprimé le lamier (comme à d'autres endroits du jardin d'ailleurs), et j'ai installé à sa place des boutures de petites plantes grasses tapissantes, qui étaient déjà présente à l'autre bout du massif. J'ai également divisé des sédums spectabiles, qui ont pris la place des euphorbes disparues (les panachées). J'ai planté des rejets d'imperata à la place des carex comens bronze. Ils sont très résistants et se multiplient volontiers.

Le massif change donc de nom, et s'appèlera dorénavant le "massif des succulentes".

J'ai aussi installé de la joubarbe, qui poussait dans un pot, et qui m'offre de nombreux bébés chaque année.

A terme, j'espère que les rampantes coloniseront toute la surface du massif, et couvriront le gravier, qui s'est enfoncé dans le sol au fil du temps, et que je ne souhaite pas renouveler.

Touche finale, j'ai installé hier des bordures faites d'ardoises récupérées de notre ancienne toiture, ceci afin d'éviter que l'herbe du gazon viennent coloniser le massif, et pour faciliter le passage du coupe bordure.

Voici ce que cela donne en image.

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Au premier plan, la zone débarrassée du lamier, dans laquelle j'ai mis des boutures de sedums rampants et autres petites plantes grasses dont je ne connais pas le nom. Vous pouvez voir le dispositif "anti chat", pas efficace à 100%. Il parvient quand même à gratter entre les pics à brochettes pourtant serrés, le coquin !

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Ici, les boutures de joubarbe, que j'ai commencé à installer l'an dernier, et que je complète au fur et à mesure que le pied mère me donne des petits. A l'arrière, les imperatas qui ont remplacé les carex comens bronze. L' eucomis doit déménager dans le massif pourpre et blanc.

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Là, une bouture de sedum spectabile installée ce printemps, et une petite euphorbe qui avait poussé spontanément à un autre endroit du massif. Entre le sédum et le buis, une petite rampante, cadeau d'une voisine, qu'on a l'habitude de voir pousser dans les murs.

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De l'autre côté, rien de changé. On peut remarquer que les impératas ont manqué d'eau cette année.

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La bordure est assez discrète, ce qui était l'effet recherché. Je rechigne à mettre des bordures, que je trouve trop présentes. J'avais envisagé d'acheter de la bordure en acier, mais c'est bien trop cher à mon goût.